Au-delà des pressions géopolitiques externes et des accords miniers asymétriques, Kinshasa fait face à un mouvement de résistance interne convergent sur trois fronts qui conteste directement la légitimité économique et politique de l’État.
Au-delà des pressions géopolitiques externes et des accords miniers asymétriques, Kinshasa fait face à un mouvement de résistance interne convergent sur trois fronts qui conteste directement la légitimité économique et politique de l’État.
Sous l’égide des Accords de Washington négociés par l’intermédiaire des États-Unis, les États-Unis et la République Démocratique du Congo (RDC) ont opérationnalisé un Accord de Partenariat Stratégique (APS) conçu pour accorder aux capitaux américains un accès préférentiel aux gisements de cuivre, de cobalt et de lithium les plus riches du monde. Après des années de présence chinoise dominante à travers la ceinture de cuivre du Katanga, l’entrée commerciale de Washington a mobilisé une architecture financière quasiment sans précédent.
Depuis des décennies, la République démocratique du Congo est un géant qui essaie de marcher avec des chaussures trois tailles trop petites. À mesure que nous avançons dans 2026, les lacets se cassent. Le « Grand Débat » qui hante la politique congolaise depuis l’époque de Lumumba et Kasavubu est revenu avec force : la RDC doit-elle devenir un État fédéral, ou est-elle destinée à une fragmentation terminale ?
La thèse est aussi audacieuse que polarisante, en d’autres termes : la RDC est-elle trop grande pour rester centralisée ?